Au Yémen, on dit du miel de la vallée du Wadi Do’an que c’est un liquide aussi précieux que le pétrole. Aux commerçants, il apporterait la richesse. Les médecins louent un remède universel. Pour les femmes, il est synonyme de fertilité, tandis que les hommes vantent ses vertus aphrodisiaques. Son goût de caramel au beurre, sa pureté, sa rareté et ses applications médicales citées dans le Coran en font le miel le plus cher au monde. Vendu jusqu'à 90 dollars le kilo au Yémen, les prix atteignent 200 dollars à Dubaï, où des cheikhs s’en procurent pour stimuler leurs chameaux avant une course de vitesse. Autant d’explications rationnelles et de croyances mystérieuses qui érigent cette substance au rang de véritable or liquide.
Les ruches sont installées à l'ombre des jujubiers, protégées de la chaleur par des couvertures fixées avec des pierres.
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Six semaines après avoir installé les ruches au pied des falaises de la vallée du Wadi Do'an, les galettes de miel sont récoltées puis filtrées.
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Après avoir voyagé plusieurs nuits d'afilées, sanglées à la remorque des camions, les ruches en terre cuite sont déposées sur des tréteaux, à proximité des tentes.
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Dans son atelier du village de Tarim, au coeur du désert de l'Hadramaout, un ouvrier extrait d'un four une ruche en terre cuite.
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A l'extérieur de leur tente, de jeunes apiculteurs s'affairent à leurs tâches quotidiennes : préparation du feu...
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Protégé des piqûres d'abeilles par un simple foulard qu'ils nouent autour de la tête et du visage, un apiculteur inspecte les galettes de miel.
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L'abeille Apis Mellifera Yemenitica est l'espèce la plus répandue au Yémen. Chaque ruche contient 25000 abeilles.
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Modèle de ruches yéménites, en bois.
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Shibam, également surnommée « La Manhattan du désert » en référence à ses maisons construites en hauteur afin de ne pas empiéter les superficies cultivables, est une merveille d'architecture au coeur du désert de l'Hadramaout, berceau trimillénaire de l'apiculture au Yémen.
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Un apiculteur veille sur son cheptel, la kalachnikov sanglée autour de l'épaule. Avec 60 millions d'armes en circulation, le Yémen est le deuxième pays le plus armé au monde, après les Etats-unis.
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Les galettes de miel sont également vendues à l'état brut dans des boîtes circulaires en métal.
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Dans la bibliothèque religieuse et médicale de Tarim, dans l'Hadramaout, des bibliothécaires consultent le Targig Al Hassal (littéralement "Les traitements avec le miel"), un recueil médical rédigé en 1449 après J.C par des médecins et chercheurs arabes.
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Le miel est acheminé par les apiculteurs vers les marchés de l'Hadramaout pour y être vendu aux enchères. Les négociants viennent de tous les pays du Golfe, et principalement de l'Arabie saoudite, pour se procurer le précieux liquide.
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Shibam, également surnommée « La Manhattan du désert » en référence à ses maisons construites en hauteur afin de ne pas empiéter les superficies cultivables, est une merveille d'architecture au coeur du désert de l'Hadramaout, berceau trimillénaire de l'apiculture au Yémen.
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Portrait d'un adolescent Yéménite.
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A Al Mukalla, sur les bords du Golfe d’Aden, des commerçants écoulent le miel auprès d'une riche clientèle, dans un décor kitsch de lambris vernis et de miroirs clinquants. Le kilo de miel atteint 90 dollars, et 200 dollars à l'export.
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Scènes de rues dans la vieille ville nocturne de Sanaa.
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Des rayons proposant des miels locaux et étrangers sont spécialement aménagés dans les supermarchés de Sanaa.
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Dans les cuisines du luxueux restaurant Al Faquer, à Sanaa, on prépare du Harish, un plat à base de blé concassé, bouilli dans de l'eau chaude, que l'on sert arrosé de miel.
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Jeudi, jour de mariage, des dizaines hommes enveloppés dans leur veste traditionnelle, la janbia – un grand poignard recourbé - fixée à l’estomac, se rassemblent pour déjeuner dans la banlieue de Sanaa. Les déjeuners de mariages sont l'occasion de déguster toutes sortes de mets traditionnels, dont le Bentassan, une pâte feuilletée arrosée de beurre fondu et de miel.
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A Sanaa des commerçants écoulent le miel auprès d'une riche clientèle, dans un décor kitsch de lambris vernis et de miroirs clinquants. Le kilo de miel atteint 90 dollars, et 200 dollars à l'export.
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Jeudi, jour de mariage, des dizaines d'hommes enveloppés dans leur veste traditionnelle, la janbia, un grand poignard recourbé fixée à l’estomac, se rassemblent pour déjeuner dans la banlieue de Sanaa. Les déjeuners de mariages sont l'occasion de déguster toutes sortes de mets traditionnels, dont le Bentassan, une pâte feuilletée arrosée de beurre fondu et de miel.
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Une fois le miel filtré, il est stocké dans des bidons ou mis en pots. Au pied du village d'Al Hajjarin, dans la vallée du Wadi Do'an, deux apiculteurs versent le précieux liquide dans des pots en verre.
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A la terrasse du luxueux hôtel Buj Al Salam, qui domine Sanaa, on mélange du miel à du gingembre pour adoucir le thé ou le café. On fume également du narguilé, « au miel » avec du tabac à la pomme ou à la fraise.
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Installés dans une embarcation qui rejoint les rivages de la ville d'Al Mukalla, au bord de la mer d'Oman, deux jeunes yéménites dégustent une galette de miel.
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Shibam, également surnommée « La Manhattan du désert » en référence à ses maisons construites en hauteur afin de ne pas empiéter les superficies cultivables, est une merveille d'architecture au coeur du désert de l'Hadramaout, berceau trimillénaire de l'apiculture au Yémen.
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